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Le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) et l’Association des rencontres méditerranéennes du cinéma et des droits de l’Homme (ARMCDH), organisent la première du court métrage « The Kid(s )» du réalisateur Faouzi Bensaidi, sur le thème « une alliance des institutions et de la société civile et du monde du cinéma pour une approche favorisant la réinsertion et la protection des enfants en conflit avec la loi contre la récidive », et ce le 28 janvier 2025 au cinéma Renaissance à 19H00.
Cette projection s’insère dans le cadre d’une dynamique de plaidoyer des acteurs institutionnels et de la société civile pour la réforme des dispositions du code pénal et du code de la procédure pénale en relation avec les enfants en conflit avec la loi, portée par l’ARMCDH.
Le CNDH, en tant qu’institution nationale de protection et de promotion des droits de l’Homme, constitue un acteur clé dans le paysage institutionnel national de protection des droits de l’enfant en général et de l’enfant privé de liberté en particulier, habilité à monitorer et à visiter les lieux de privation de liberté et de placement des enfants.
Dans ses différents rapports annuels sur la situation des droits de l’Homme au Maroc, le CNDH a appelé à l’adoption d’un certain nombre de dispositions visant à renforcer la conformité du dispositif de prise en charge des enfants privés de liberté avec les normes internationales. Tout en rappelant que la privation de liberté doit rester une mesure de dernier recours pour l’enfant, le CNDH précise que les enfants privés de liberté doivent être traités « avec humanité et avec le respect dû à la dignité de la personne humaine, et d’une manière tenant compte des besoins des personnes de son âge ». (Art. 37, CDE
L’Association des rencontres méditerranéenne du cinéma et des droits de l’Homme, qui œuvre, depuis 15 ans, pour la promotion de la culture des droits de l’Homme à travers le cinéma, s’est attelée, avec les acteurs de la société civile à élaborer une stratégie de plaidoyer plaçant l’objet culturel cinéma comme un levier de débat public.
L’ARMCDH a également conduit une expérience pilote en partenariat avec la Délégation Générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) en créant un cinéclub Nour Eddine Saîl au sein de trois institutions pénitentiaires pilotes (Ait Melloul, Béni Mellal, Casablanca). Pendant trois ans plus d’une cinquantaine de projections de films et d’ateliers ont été organisés dans les trois sites au bénéfice de plus de 4000 enfants en détention, faisant ainsi du cinéma un puissant outil de réhabilitation de la confiance en soi, d’expression des idées et des émotions et de fait un outil pour la réinsertion sociale.
« The Kid(s) » est un court métrage écrit et réalisé par le réalisateur marocain Faouzi Bensaidi, à partir d’un certain nombre d’échange et sur la base de la stratégie de plaidoyer « dernier recours » qui a rassemblé les associations suivantes : Association BAYTI pour l’enfance en difficulté, ONG Progetto Mondo Mellal, Relais Prison-Société lutte contre la récidive par la réhabilitation, (AOCG )The African Organisation for Common Ground, L’Observatoire Marocain des Prisons, Union des femmes juges du Maroc et l’Association Meilleur Avenir pour Nos Enfants (AMANE).
Le court métrage de 12 minutes est une production de l’ARMCDH et Libertés film de 2024.
Synopsis : « Derrière Une réalité, une loi, un film, une famille…!
Il y a…!
Des visages. Des visages. Des visages. Des visages. Des visages. Des visages. Des visages. Des visages.
Des visages. Des visages. Des visages. Des visages. Des visages. Des visages. Des visages. Des visages.
Des visages. Des visages. Des visages. Des visages. Des visages. Des visages. Des visages. Des visages.»
Ce court-métrage s’inscrit dans le cadre du projet « Le cinéma pour la réforme des politiques publiques et réforme des politiques publiques du cinéma » financé par l’Union Européenne, le Conseil national des droits de l’Homme, la Fondation euro-méditerranéenne pour le soutien des défenseurs des droits de l’Homme, la Fondation Heinrich Boël, le Fonds canadien des initiatives locales, l’Onu femmes, l’Institut français et le Centre cinématographique marocain.