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Les formes d’expression publique et le modèle de développement, par Mohamed Bachir Rachdi

Le président de l’Instance nationale de probité, de prévention et de lutte contre la corruption (INPLC), Mohamed Bachir Rachdi, a participé à l’atelier de réflexion sur « les expressions publiques et les défis de la justice territoriale » organisé le 12 juillet 2019 à Rabat par le Conseil national des droits de l’Homme.

Dans une intervention présentée à cette occasion qui s’intitule « Les formes d’expression publique et le modèle de développement », M. RACHDI a procédé à une analyse de la dynamique de développement du pays. Une dynamique qu’il considère « prometteuse », mais qui « pâtit d’un certain nombre de limites et de faiblesses », a-t-il précisé.

Ces limites concernent d’abord le modèle de développement notamment caractérisé par la « lenteur du rythme de réalisation des réformes et de leur mise en œuvre et donc le déficit d’efficacité et de contrôle de l’action publique », « la prédominance de l’économie de rente avec une tendance de recours fréquent à la recherche d’avantages et de privilèges » et la « persistance voire l’accroissement des inégalités, dans un contexte où les politiques et services  publics, sont jugés défaillants et ne répondant pas aux besoins et attentes légitimes des citoyens ».

M. Rachdi amis en exergue par la même occasion les limites du modèle de gouvernance et l’absence d’un cadre globale et stratégique qui se manifestent notamment par un « manque de cohérence, de clarté et faible articulation des rôles et des responsabilités », le « peu de complémentarité, d’intégration et de synergie entre les politiques publiques et les stratégies sectorielles » et la « disponibilité insuffisante des acteurs du changement, avec un capital humain peu préparé aux nouveaux enjeux de l’économie et du savoir et les défis de la régionalisation et du développement territorial ».

La conjonction de ces éléments engendre, selon M. Rachdi, une dégradation des valeurs de civisme, d’éthique et d’intérêt général. « La confiance se trouve fortement affectée », a-t-il dit.

Certes, après l’adoption de la constitution, l’année 2011 a marqué une conjoncture favorable à la reconstruction de la confiance, cependant, « les promesses de la Constitution de 2011 ont tardé à être concrétisées et à impacter le quotidien du Citoyen », a précisé celui qui préside aux destinées de l’INPLC. D’où la recrudescence des revendications sociales, face « au creusement des inégalités » et le blocage du dialogue social. Pour répondre à ces fragilités, l’édification d’un nouveau modèle de développement s’impose selon M. Rachdi. « Un modèle de développement et de renforcement de la confiance en tant que moyen et résultante de la cohésion sociale ». 

Télécharger l’intervention de M. Rachdi

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