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FMDH : Peut-on concilier les traditions religieuses et les droits humains?

‘Traditions religieuses et droits de l’Homme’.  Une thématique qui a fait foule ce samedi 24 novembre 2014 lors du forum thématique organisée le samedi 29 novembre 2014 par le Conseil national des droits de l'homme (CNDH) et la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH)  dans le cadre du Forum mondial des droits de l’Homme.

Experts, défenseurs des droits humains, représentants de la société civile, chercheurs, étudiants, avocats marocains et de différentes régions du monde ont tenté de répondre à l’interrogation suivante : ‘Peut-on concilier les traditions religieuses et les droits humains?

Une question qui a suscité un débat houleux et donné lieu à des arguments et contre-arguments, entre ceux qui défendent les traditions religieuses et la spécificité et ceux qui revendiquent l’universalité. Pour M. Mohamed Sghir Janjar, rapporteur de la rencontre, ‘la plateforme des droits de l’Homme est très utile dans la gestion de ce genre de débat houleux’. Certes, les défenseurs de l’universalité défendent leurs conceptions et leurs croyances, et les défenseurs de la spécificité défendent les leurs, mais ce qui est intéressent c’est que l'universalité des droits de l'homme est la seule plateforme qui pourrait réunir ces deux courants sous le même toit. ‘Une plateforme de débat et de coexistence’, à laquelle s’ajouterait un brin de tolérance, qui  est un autre ingrédient clé dans cette problématique.  

Parmi les problématiques soulignées par les participants, c’est la question de la séparation des religions du pouvoir et de la politique, et la nécessité de recourir à l’interprétation et à ‘l’Ijtihad’. Dans certaines sociétés, les textes religieux sont en effet appelés à être revues et réinterprétées de manière à harmoniser les traditions religieuses et à l’universalité des droits de l’Homme.

Les participants ont mis l’accent également sur la question de la cohabitation et le droit de tout un chacun à la différence. Un droit qui reste tributaire de l’application de l’article 18 de la déclaration universelle des droits de l’Homme et de la levée de toutes les réserves sur cet article et son intégration dans les constitutions des Etats.  

‘Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites’ (Article 18 de la Déclaration universelle des droits de l'homme).

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