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Vingt ans après Beijing : le défi du changement des mentalités et de la reddition des comptes

Les participants à la conférence sur le thème ‘De la rhétorique à l’effectivité : évaluons le changement’, organisée dans le cadre du Forum mondial des droits de l’Homme ont été unanimes pour affirmer que les espoirs et les horizons que la conférence de Beijing a ouvert et les progrès qu’elle a permis ne peuvent pas occulter les défis et les problématiques qui se posent aujourd’hui et qui handicapent la promotion et la protection des droits des femmes dans le monde.

Les différentes interventions présentées lors de ce débat, organisé le vendredi 28 novembre 2014 par la Coalition régionale Egalité sans réserve, le CNDH, Women Learning Partnership International, et l’ONU Femmes, ont souligné que la promotion effective des droits des femmes doit être l’objet ‘d’un pacte sociétal et politique sur le principe de l’égalité’. Un pacte qui ne doit en aucune manière être affecté par les circonstances et les variables politiques et qui permet de ‘revoir le système sociétal et de changer les mentalités’, tout en consacrant la reddition des comptes à l’égard des violations des droits des femmes.

Les participants ont par ailleurs passé en revue les réalisations de certains pays en matière de mise en œuvre des droits des femmes à la lumière de la Déclaration de Beijing et de son programme d'action, en mettant en exergue les aspects positifs des ces expériences, en particulier l’élimination de plusieurs formes de discrimination et la promotion de l'égalité des sexes dans les lois et les législations, l'augmentation du taux de scolarisation des filles, le renforcement de la participation des femmes dans le marché du travail (sachant que les pays arabes, comme l’ont souligné les participants, sont moins avancés dans le domaine de l'autonomisation économique des femmes), sans oublier le développement enregistré au niveau des normes internationales sur les questions des femmes, de la paix et la sécurité.

Cependant, en dépit de ces progrès, le monde reste confronté à des défis importants dans ce domaine et certaines formes d’inégalité persistent, sachant que le progrès enregistré dans le domaine de l'éducation des femmes n'a souvent pas eu d'impact direct sur l'accès au marché du travail.

Les participants déplorent également la préoccupante augmentation du taux de mortalité maternelle et le faible niveau de participation des femmes à la vie politique et économique dans certains pays.

La réunion a été couronnée par l’adoption d'une série de recommandations, notamment, la nécessité de renforcer le principe de reddition des comptes et de lutte contre l'impunité dans les cas de violence contre les femmes, la nécessité de combler l’écart entre les lois et les politiques, la sensibilisation des femmes dans les postes de décision sur les questions du genre et les droits des femmes, l’interdiction de formuler des réserves qui touchent à des principes fondamentaux de la Convention contre l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes (CEDAW), et la nécessité de garantir la convergence entre le système de développement et le système des droits de l'homme, en particulier dans le domaine de l'éducation et de la santé.

Il convient de rappeler que la Déclaration de Beijing et du Programme d'action ont été adoptés par la quatrième Conférence mondiale sur les femmes qui s’était réunie à Beijing du 4 au 15 septembre 1995. La Conférence a réuni près de 50 000 participants, hommes et femmes, et a souligné les liens cruciaux entre la promotion des femmes et les progrès pour la société dans son ensemble.
 

 

 

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